Une écoled'enseignement primaire et maternel à Mouscron en Belgique
Une école libre de Mouscron dans la provincxe du Hainaut en région wallonne en Belgique.

 

Histoire

 

 

Origine

 

Encouragée et stimulée par monsieur Gustave Antonius Bossut, directeur des Dames de Marie, mère Regina demanda et reçue la permission d’entreprendre les travaux nécessaires à la tâche nouvellement confiée.Au siècle passé, alors que la Maison de Dieu de Mouscron était tenue par les chères sœurs de la congrégation des Sœurs de la Charité de Roulers, la commune leur confia l’éducation des orphelins. Mère Regina - la Bien Heureuse–mère supérieure depuis le 19 mars 1863 jusqu’au 23 juillet 1914, souhaitait une école de bonne éducation pour les petits pupilles. Encouragée et stimulée par monsieur Gustave Antonius Bossut, directeur des Dames de Marie, mère Regina demanda et reçue la permission d’entreprendre les travaux nécessaires à la tâche nouvellement confiée.

 

Malade mais se confiant à Dieu, mère Regina obtenait l’indépendance de la commune et fondait enfin un orphelinat pour filles.

 

Pourtant, ce n’était pas une mince affaire ? On devait trouver les moyens financiers pour subvenir aux travaux de transformation nécessaires. En ces temps, on pouvait compter sur l’altruisme des citoyens et des dons importants furent récoltés auprès des nobles de Tourcoing, Roubaix et Lille. Les mouscronnois aussi voulaient apporter leur soutien à cette œuvre de bienfaisance.

 

Construction de l'orphelinat.

 

Finalement, c’est en plein centre que Dieu guida les pas des sœurs, au Petit Château de la rue des moulins. Il fut acheté en 1895 par madame Maroy-Bossut, avec le terrain à bâtir. 

Dès lors, on se mit à chercher l’endroit propice à la construction. –On construisait d’ailleurs beaucoup de château en l’air ! - La propriété des Sœurs Franciscaines rue du Luxembourg fut pressentie mais se révéla trop petite. Une autre propriété près du cimetière sur un grand terrain fut jugée trop éloignée du centre. Finalement, c’est en plein centre que Dieu guida les pas des sœurs, au Petit Château de la rue des moulins. Il fut acheté en 1895 par madame Maroy-Bossut, avec le terrain à bâtir. 

 

La même année, on posa les fondations et en 1896, le bâtiment était achevé. Une des sœurs les plus anciennes, en découvrant pour la première fois le bâtiment neuf s’écria « Mon Dieu, regardez ce bâtiment, il semble monter au ciel. » Il faut savoir que l’emplacement est un point culminant de Mouscron et que, vu qu’à l’époque peu de constructions existaient, on pouvait le voir de loin. Ce qui n’est plus le cas actuellement. Toujours est-il que ce jour-là, sur le train de Roulers à Mouscron, en arrivant de Courtrai, on découvrait le long et haut bâtiment dans toute sa splendeur.

 

La maison des orphelines.

 

La maison des orphelines, longue de 35 mètres et large de 9 était bâtie sur de grande cave qui se révélèrent d’autre part fort utiles pendant les deux guerres car pourvues de 2 voire 3 entrées de chaque côté.La maison des orphelines, longue de 35 mètres et large de 9 était bâtie sur de grande cave qui se révélèrent d’autre part fort utiles pendant les deux guerres car pourvues de 2 voire 3 entrées de chaque côté. Le rez-de-chaussée était partagé en trois salles. La première servait au travail, la seconde de réfectoire et la troisième était la chapelle. Les premiers et second étages étaient réservés aux dortoirs, salles de bains, d’habillement et chambre de linge. Le tout chapeauté d’un très grand grenier. Une cour de récréation longeait le bâtiment. Ce n’est que quelques années plus tard qu’elle fut agrandie et carrelée.

 

Les internes de l’époque prenaient grand plaisir à se promener à travers les bonnes odeurs des arbres, plantes et fleurs et y respiraient à pleins poumons.

C’était une demeure très agréable pour les enfants éprouvés car dès la sortie des bâtiments, ils avaient vue sur un parc magnifique très accueillant. Les internes de l’époque prenaient grand plaisir à se promener à travers les bonnes odeurs des arbres, plantes et fleurs et y respiraient à pleins poumons. Un tout petit jardin potager subvint, mais quelques années seulement, aux besoins en légumes.

 

Un morceau de la propriété long de 80 mètres et large de 13 fut vendu. Il donnait à la fois sur la rue des moulins et sur la rue du val. Jardin et potager avait autrefois une assez bonne clôture qu’on remplaça toutefois par un mur.  

 

Jardin et potager avait autrefois une assez bonne clôture qu’on remplaça toutefois par un mur. Trente quatre filles abandonnées vinrent de la Maison de Dieu à la propriété de la rue des Moulins. Elles étaient remplies de joies d’habiter une si belle propriété. Tout y était neuf. Aussi, c’est de leurs mains et avec l’aide de leurs chères enseignantes qu’elles confectionnèrent le linge de maison, d’habillement, les nappes jusqu’aux tapis rouges du parloir. Elles étaient fières de leur travail et elles le pouvaient.

 

C’est mère Ignatia qui fut nommée supérieure le 19 mai 1897 ; elle apparaissait être faite pour s’occuper de cette tâche.C’est mère Ignatia qui fut nommée supérieure le 19 mai 1897 ; elle apparaissait être faite pour s’occuper de cette tâche. Elle quittait donc la maison mère de Roulers mais aussi de nombreux malades et orphelines qu’elle avait soignés avec amour et courage. D’autres sœurs l’aidèrent dans sa fonction: sœur Pauline de la maison du Bon Dieu qui aussi longtemps qu’elle vécut fut le bras droit de la mère supérieure, la chère sœur Febronie, mère Irena et encore d’autres sœurs venues de la Maison de Dieu.

 

Inauguration.

 

Dès le lendemain, le 20 mai (le mois de la vierge Marie) la maison des orphelines fut bénie. La messe solennelle fut célébrée par monsieur Gustave Bossut. Etaient présents monsieur Auguste Vanzielegem, le directeur des écoles communales et monsieur Mullier et bien d’autres encore.

Tout fut ouvert, jusqu’à la salle de jeu. Ce qui faisait une très grande salle et elle était pleine de monde.

La description suivante permet de donner une idée de la fête solennelle du 20 mai. La chapelle était séparée du reste du rez-de-chaussée par une simple cloison en bois. Tout fut ouvert, jusqu’à la salle de jeu. Ce qui faisait une très grande salle et elle était pleine de monde. Après la messe, dans le couvent, on servit un déjeuner à la fourchette et le lendemain, on se rendit en pèlerinage à la chapelle de la Sainte Vierge de la Marlière afin de quémander bénédiction et protection pour les membres de la congrégation et ses bienfaiteurs.

 

La nouvelle chapelle.

 

Les années passèrent et au début du siècle, on prit la décision de construire une nouvelle chapelle.

Sûres de leurs tâches et responsabilités, toujours d’égale humeur les sœurs s’occupaient de tout. Chaque jour, il manquait l’une ou l’autre chose mais mère Ignatia dotée d’une forte dose d’humour trouvait solution à tout et emportait sa petite communauté à travers difficultés et épreuves.

 

Le nombre d’enfants augmentait régulièrement et le premier septembre 1900, notre bonne sœur Lucrena arrivait pour s’occuper de la cuisine. C’était un cordon bleu et elle pouvait faire sien le dicton « Bona culina, bona disciplina ! » Elle se donna totalement.
 

Les années passèrent et au début du siècle, on prit la décision de construire une nouvelle chapelle. La première pierre fut posée le 30 août 1901 et l’été suivant, elle était achevée. Sa bénédiction eut lieu le 13 décembre et le lendemain, monsieur Vanzielegem y pria la première messe.

 

Différentes évolutions.

 

A partir de novembre 1903, l’autorisation fut donnée d’ouvrir 2 classes primaires.

Dans le début de l’année 1903, on ouvrit encore 2 classes pour adultes. Les filles au-dessus de 14 ans avaient l’occasion de s’y perfectionner car elles restaient à l’internat jusqu’à l’âge de 20-21 ans. Ces classes existaient encore après la guerre 14-18 mais le nombre de grands élèves diminuant, elles finirent par fermer.

 

 A partir de novembre 1903, l’autorisation fut donnée d’ouvrir 2 classes primaires. On les installa à l’emplacement de l’ancienne chapelle.

 

En décembre 1903, un autel tout neuf et un banc de communion sont placés, don de madame Delepaux Cardon de Lille.

 

Le 8 décembre 1910, 65 petites filles du couvent faisaient, pendant la sainte messe célébrée par monsieur le curé Dehulster, leur première communion.

 

C’est en 1911 que messieurs Ernest et Oscar Cracco entreprirent de peindre la voûte de la chapelle. Même si actuellement la chapelle est devenue une salle de gymnastique, on peut encore admirer le remarquable travail effectué.

 

Le nombre de pensionnaires grimpe encore et c’est ainsi qu’on dénombre 55 élèves pour les deux petites classes et 68 élèves pour les autres en l’année scolaire 1910-1911. Les classes étaient la moitié trop petites et les élèves se serraient comme des sardines. La chère sœur Eleonara, malgré son grand âge entrepris alors d’enseigner avec talent la lecture et l’écriture dans la salle de … jeux en attendant l’ouverture d’une troisième classe.

 

En 1913, on entreprit de bâtir un nouveau bâtiment attenant au premier. Un escalier, la cave et le grenier assuraient la liaison entre le nouveau et l’ancien bâtiment. Il contenait une classe ménagère avec une place à part pour la lessive, une citerne, 4 locaux de classe, une salle lavabo et un dortoir.

En 1913, on entreprit de bâtir un nouveau bâtiment attenant au premier.

L’année suivante, la guerre éclatait et les élèves françaises rentrèrent chez elles. Seules restaient les 95 orphelines qui n’occupaient plus guère que 2 classes.


C’est après la guerre, en 1919, qu’on ouvrit cette troisième classe tant attendue avec la chère sœur Blanca comme titulaire.

 

A l’époque, les familles ne donnaient aucun signe de vie jusqu’à ce que leur fille eut atteint l’âge de 13 ans. On les envoyait chercher alors pour les faire travailler dans les usines en France. D’autres filles étaient placées par la mère supérieure dans de bonnes maisons comme servantes.

 

 Origine de l'école.

 

L’ouverture des classes pour externes date de la première guerre.

 Après la guerre 14-18, l’école accueillit plus d’enfants belges que de français.

La commune n’envoyant plus d’orphelines, le nombre de filles baissa. Mais, pendant et après la guerre, des voisins insistaient pour que l’orphelinat accepte leur enfant. Les sœurs n’en avaient pas le droit mais en ces temps de misères…D’autre part, l’évêque veillait à empêcher les enfants de grossir les rangs de l’école communale. La misère des voisins et la petite guerre scolaire de l’évêque débouchèrent sur la création à l’orphelinat d’une véritable école primaire suivie quelques années plus tard d’une école gardienne.

 

Après la guerre 14-18, l’école accueillit plus d’enfants belges que de français. Il s’agissait surtout d’enfants de cultivateurs de communes plus ou moins détruites entre autres Geluwe, Dadizele, Passendaele… Ayant fuit devant le feu de guerre, elles espéraient, maintenant, retrouver avec hâte un morceau de terre. Ces familles étaient heureuses de confier leurs enfants à l’internat.

 

En 1921, la propriété est agrandie par l’annexion de la maison de madame Maraf.

 

En 1931-1932, l’ancien bâtiment est modernisé. On y installe l’eau courante et le chauffage central. 5 belles classes sont aménagées. Trois à l’étage avec accès par un large couloir et un bel escalier et deux classes au rez-de-chaussée suivies d’une salle de jeux bien séparée, une petite salle à manger qui doit servir de vestiaire et un bureau pour la sœur directrice sans classe (sœur Amelberga).

 

En septembre 1934, s’ouvre une section coupe et couture sous la houlette de sœur Eustochia et sœur Martina.

En septembre 1934, s’ouvre une section coupe et couture sous la houlette de sœur Eustochia et sœur Martina.

En 1935, la mère directrice Auréa est nommée directrice du Sacré-Cœur de Mouscron.

Depuis, le nombre d’élèves n’a cessé d’augmenter. Régulièrement, on aménagera les bâtiments pour créer de nouvelles classes. En plus d’une section ménagère, on donnera à l’école des cours de piano dès 1942 ( par mademoiselle Madeleine Vandenweghe), des cours de sténodactylo…

 

Actuellement, l’école compte plus de trois cents élèves en maternelle, 500 en primaire et 300 en secondaire pour les deux années du degré inférieur.

 

La petite graine plantée en 1895 par la congrégation des sœurs de la charité de Roulers a bien poussé.